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L'échange de pouvoirs érotique


La soumise, la servante, l’esclave, la propriété : les termes de la soumission dans l’échange de pouvoirs érotique (prise 2)

Sujet(s) : service | Soumission   1 511 lectures  Aucun commentaire     Imprimer

- Annonce : « je cherche une soumise ou une esclave.. »
- « C’est où la prochaine vente d’esclaves? »
- « Ah oui, vous avez quatre soumis, ô combien vous êtes admirable!  »

La soumission sexuelle, que recouvre cette expression ? Que veut-elle dire ?

Dans son texte intitulé Submission, Service, Slavery, Surrender : Examining the Terminology of Submission, que j’ai traduit il y a quelques jours par La soumise, la servante, l’esclave, la propriété : les termes de la soumission dans l’échange de pouvoir érotique, l’auteur distingue donne une vue globale des degrés de soumission dans le contexte des relations d’échange de pouvoirs érotique.

Ah je suis d’accord avec vous, on pourrait lui reprocher d’avoir oublié l’échange de pouvoirs pour le « simple » jeu (kinky sex) :- )

Cela dit, le dominant patient trouvera dans cette grille des paramètres utiles à son oeuvre… et ses limites. Tout comme la soumise trouvera là noir sur blanc l’étendue de son don.. les mots pour le dire, et ses limites.

On peut voir cette grille comme un autre outil d’identification des assises de l’échange de pouvoirs entre partenaires de bonne volonté.

Les termes de la soumission : la soumission, la servitude, l'esclavage et la propriété

Sar définit la soumise par les quatre caractéristiques suivantes :

  • L’échange de pouvoir en soi : c’est-à-dire le transfert de pouvoir entre une personne qui domine et une personne qui se soumet dans un contexte préalablement fixé et une durée déterminée. Ce cadre exige une négociation librement exercée et un accord commun entre les personnes impliquées, sur une base de confiance, de respect des besoins et désirs de l’autre, et de sa sécurité. Dans ce cadre, la personne soumise a toujours le choix de dire non.
  • l’obéissance : on parle d’obéissance quand une personne adopte un comportement différent parce qu’un autre individu, perçu comme une source d’autorité, le lui demande.
  • le respect : sentiment de considération, d’égard envers quelqu’un ou quelque chose, manifesté par une attitude déférente envers celui-ci ou celle-ci. Souci de ne pas porter atteinte à cette personne ou à cette chose.
  • la confiance : renvoie à une attitude générale, rencontrée dans des circonstances multiples, où une personne détermine son comportement sur la base d’un sentiment plus que sur un raisonnement ou sur une recherche totale de preuves. Elle peut tout aussi bien concerner la confiance en soi que celle envers les autres et celle envers la tournure que prendront les événements (optimisme).

Donc, si je comprends bien Sar, la soumission érotique c’est quatre affaires : l’échange de pouvoirs, l’obéissance, le respect et la confiance.

Je commence à aimer ça. Je trouve ça concret comme approche, moins sujette aux interprétations des uns et des autres. Je continue ma lecture.

Selon Sar, la servante offrirait les caractéristiques suivantes :

  • le don proactif : aimer autant donner que recevoir, sinon davantage.
  • le bonheur à travers les autres : « Son plaisir est mon plaisir. »
  • l’altruisme : amour désintéressé d’autrui.

Alors là, oui, je pense à nos mères qui ne vivent que par et pour leurs enfants. Des servantes sans le plaisir qui vient avec bien souvent…

Malheureusement.

Alors quelles sont les caractéristiques de l’esclave dans le cadre d’une relation d’échange de pouvoirs pleinement consentie ?

  • Soumission et servitude : l’esclave réunit les qualités de la soumise et celles de la servante.
  • l’échange de pouvoir étendu : la personne soumise soumet toutes ses décisions à la personne dominante, bien qu’elle conserve un véto ultime, contrairement à la croyance populaire. Rappelons-nous que nous parlons ici d’un échange de pouvoirs consenti et volontaire.
  • l’obéissance totale : la personne soumise accepte toutes les demandes et toutes les décisions prises par la personne dominante. Elle conserve néanmoins le privilège d’en discuter avec elle.
  • la reconnaissance : forme de marquage (visible en public ou invisible).

J’avoue m’éloigner un tantinet ici de l’original qui manque de détails utiles. Je reviendrai plus en détail sous peu sur l’échange de pouvoirs étendu et les différents paliers de l’obéissance de la personne soumise.

Enfin, la propriété représente le stade le plus achevé dans l’échange de pouvoirs entre deux personnes. En voici les composantes :

  • une esclave : la propriété du maitre réunit les composantes de l’esclave, de la servante et de la soumise.
  • l’échange de pouvoirs total : la personne soumise soumet à la personne dominante toutes les décisions qu’elle doit prendre pour elle-même.
  • l’obéissance inconditionnelle : la personne soumise ne remet pas en cause les décisions et les demandes de la personne dominante.
  • la possession : un titre de propriété marque la possession de la personne soumise.

Ce palier de soumission, la propriété, s’obtient après quoi, quinze ou vingt ans de relation d’échange de pouvoirs suivie et de travail important ? Certainement pas après trois jours de fréquentation ni même six mois…


Par Valmont, le 06 mai 2007 dans le site cercleo.net



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