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L'échange de pouvoirs érotique


L’humiliation dans un contexte bdsm

Sujet(s) : humiliation   1 727 lectures  8 commentaires     Imprimer

L’humiliation dans un contexte bdsm est un outil très délicat à manier. Elle est souvent considérée à tort ou à raison, comme une marque d’irrespect de la part du dominant envers la soumise. Comme une atteinte inacceptable à sa dignité.

On accusera volontiers le dominant qui s’amuse à humilier la soumise, qu’il la méprise. La domina humiliant le soumis fera très peur aux mâles autour qui la traiteront volontiers de castratrice.

L’humiliation est classée dans le registre de la cruauté, de la froideur, du clinique, de l’impersonnel.

Avez-vous parcouru le dictionnaire Robert récemment?

Il est toujours intéressant de revenir aux sources.

Humilier : 1. Incliner avec respect. V. Prosterner « Humilier ce front de splendeur couronnée » (RAC.) – Pronom. S’humilier: se soumettre 2. Vx ou relig. Rendre humble, remplir d’humilité. Dieu humilie les superbes (ACAD.) V. Abaisser. S’humilier devant Dieu. 3. Abaisser, rabaisser, d’une manière outrageante ou avilissante. V. Dégrader, écraser, mortifier. « Votre rêve… est d’humilier l’homme qui vous a offensé » (Proust). – Pronom. S’humilier devant qqn. Ant. Élever, enorgueillir, exalter, glorifier.

Humiliation : Action d’humilier ou de s’humilier; V. Abaissement; honte. « La joie de l’humiliation d’autrui » Relig. Les humiliations de la vie religieuse. V. Mortification. État, sentiment de celui qui est humilié. V. Confusion, honte. Rougir d’humiliation. « Si l’humilité est un renoncement à l’orgueil, l’humiliation au contraire amène un renforcement de l’orgueil ». 2e Ce qui humilie, blesse l’amour-propre. V. Affront, Avanie, blessure. « La vie de Voltaire est une suite de triomphes et d’humiliations » (Sartre) Ant. Flatterie, glorification.

Il semble que les gens ne retiennent du mot humilier que son volet rabaisser, dégrader, écraser.

En parcourant l’internet, je me suis aperçu que peu de sites bdsm traitaient de l’humiliation, sinon pour la décrier plus souvent qu’autrement. Pour une, Volcane souscrit comme bien d’autres à la place de l’humiliation dans l’interaction bdsm en autant que l’amour soit au rendez-vous. Mademoiselle insiste pour sa part dans son blogue baguepourbonheur (disparu) sur les effets de l’humiliation sur la personne soumise.

Quant à la carpette (malheureusement, son site semble désormais dans les limbes), il offre un point de vue de soumis sur l’humiliation en recadrant la frontière mince entre l’écorchure et la véritable blessure, insistant sur cette « mécanique de précision humaine » où l’on doit prendre en compte les motivations et les aspirations de chacun des participants, de même que les interactions entre eux.

J’apprends ailleurs que l’humiliation est une pseudo-émotion. « C’est une blessure à l’amour-propre, plus particulièrement un accroc à l’image que l’on veut donner de soi-même. »

Dans la définition offerte par Wikipedia, l’humiliation serait « une dégradation de l’image de soi, infligée par châtiment corporel ou non, par exemple en disqualifiant la personne aux yeux des autres. »

Entendons-nous bien : dans un contexte d’échange de pouvoirs érotique sain, en aucun cas l’humiliation ne saurait consister à disqualifier l’autre, à dévaloriser l’autre, à la dénigrer et à la rabaisser. Ce serait aller dans le sens contraire à ce qui est souhaité et souhaitable.

Ce qui est souhaité? Le dominant qui a autre chose en tête que de se défouler toujours davantage sur la personne devant lui, ce dominant, dis-je, souhaite amener la soumise à avoir une meilleure image d’elle-même, à s’ouvrir toujours un peu plus, à apprendre à se faire confiance et à faire confiance à l’autre, à s’ouvrir de plus en plus à ses besoins, à ses envies, à ses désirs, à ses fantasmes tous plus délurés les uns que les autres.

Bref, la soumission pour apprendre à s’aimer. N’est-ce pas un beau programme, loin des espaces glauques et des discours abrutissants?

Dans ce contexte, il serait étonnant que d’interpeller la soumise en lui lançant : « Hey la grosse, viens icitte! » soit de nature à instiller la confiance en elle et à l’aider à avoir une image positive d’elle-même. Dire à la soumise qu’elle n’est bonne à rien ou qu’elle ne réussit jamais rien de ce qu’on lui demande, ne peut que la dévaloriser et nourrir son auto-dénigrement déjà solidement bien ancré dans ses habitudes. Il n’y a là rien de bien joyeux, ni de très productif.

On lit souvent que l’échange de pouvoirs érotique doit être sain afin d’être acceptable, vous vous rappelez ?


Par Valmont, le 03 octobre 2008 dans le site cercleo.net


  • Emmanuelle

    Ce sont des textes comme « L’humiliation dans un contexte bdsm » qui finiront par convaincre le plus grand nombre du respect qu’il me semble juste de vous accorder.
    Ce texte est tout à votre honneur et fort bien écrit.

  • http://cercleo.net Valmont

    Merci de votre appréciation, Emmanuelle.

    Au fait, que vous dit ce texte?

  • http://cercleo.net Valmont

    1. COMMENTAIRE PAR boundforheaven — October 4, 2008 @ 9:31 am
    Interessante… l’humiliation, tout comme le chatiment corporel, pour moi, est très erotique, même cathartique, peut ajouter à le sense d’avoir être vaincu, surtout pour celles qui sont rebelles… Parfois le fait d’avoir “pecher”, d’avoir porter une honte en soi, puis de pouvoir expier et finalment être pardonner peut reveler une sense de liberation, même une exstase. Pls Excuse my French!

    2. COMMENTAIRE PAR Valmont — October 16, 2008 @ 1:44 pm
    Lue dans le Journal d’une mystique ni sainte ni soumise cette belle question :

    “Existe t’il une humilité dont le rôle serait de servir la dignité humaine plutôt que d’asservir ceux à qui elle est imposée ?”

    Je formulerais bien la même réponse donnée, mais pas le même développement.. :- )

    3. COMMENTAIRE PAR Virginie — October 21, 2008 @ 8:57 am
    C’est étrange, mais l’humiliation, dans un contexte bdsm (donc lorsque la soumise éprouve du respect, voire de l’amour, pour son Maître : elle est consentante et confiante) semble, après réflexion, effectivement loin d’être une atteinte à l’amour propre. Si l’on adore ce Maître, ne devrait-on pas se remettre à Lui, et accepter ce qu’Il nous impose, sachant que c’est pour notre bien, que nous lui appartenons ? Ne devrions-nous pas, justement, tirer de l’humiliation un plaisir, une satisfaction personnelle, à servir Celui qui nous domine, Lui faire plaisir, montrer notre dévotion, qui renforcerait notre amour propre ? C’est ce plaisir, en tout cas, qui m’élève psychologiquement au plus haut point… Et puis, n’est-ce pas simplement témoigner le respect qui Lui est du ? Sentir, avec volupté, où est notre place ? Se sentir, finalement, épanouie, parce qu’en harmonie avec soi-même ?…

    4. COMMENTAIRE PAR Valmont — February 18, 2009 @ 3:08 pm
    Tiens, un billet sur l’humiliation (http://auroraweblog.karmaos.com/post/1162) datant de 2006 chez Aurora.

  • Rémy

    Je ne suis ni psychologue professionnel, ni psychiatre, et mes réflexions ne sont que le fruit de mon expérience personnelle. Je ne dis donc pas posséder LA vérité !

    Dans ma vie de couple, que ce soit avec mes deux épouses (successives !), ou avec les quelques « amies » que j’ai pu avoir avant ou entre temps, je n’ai pu avoir que des relations de type D/s pour le moins, car je suis d’un tempérament trop dominateur pour ne pouvoir m’attacher qu’à des femmes soumises et obéissantes en plus d’autres qualités. Mais je dois ajouter que par contre, je ne suis pas du tout dans une dynamique SM. Ayant dit cela, ma première observation est que selon moi, il ne faut pas confondre humiliation et honte. Ce sont des sentiments proches l’un de l’autre, mais on peut avoir honte sans être humilié, et réciproquement.

    J’illustrerai mon propos en prenant pour exemples certains faits de ma relation avec Christine, mon épouse actuelle. Elle s’est donnée à moi corps et âme, et je suis son Seigneur et Maître. Il ne s’agit pas là de mots dits rapidement « en l’air », mais souvent prononcés pour rappeler les serments qui nous lient. Il est donc évident qu’elle ne peut manifester de pudeur vis à vis de moi puisque son coprs est à moi !  A-t-elle eu un sentiment de honte les premières fois où je l’ai vue sur le « trône » ou dans la nature satisfaire à des besoins naturels ?  Je ne sais, mais à coup sûr, elle savait que ce n’était pas pour l’humilier, que c’était simplement parce qu’elle est à moi.

    De même, lorsque Christine fait une bêtise, une ânerie, où simplement une chose qui me déplait, elle éprouve un sentiment de honte quand je la gronde, elle éprouve le désir de ne pas recommencer, de s’améliorer, mais il ne me semble pas que ce soit un sentiment d’humiliation car elle sait que c’est pour son bien et la pérennité de notre couple. Je me souviens (cela s’est passé il y a déjà quelques années !), Christine avait fait une énorme « connerie » qui nous a coûté assez cher. J’ai vraiment eu ce jour là la tentation de lui donner une méga-raclée comme à une sale gamine que l’on veut brutalement corriger. Je m’en suis abstenu, car celà aurait été comme une sorte de manifestation brutale de ma colère. Je l’ai simplement contrainte, aprés l’avoir fortement réprimandée en lui faisant se rendre compte des conséquences de son acte, de rester nue, à genoux, les mains sur la tête, pendant deux heurs face à un coin de mon bureau. Christine a beaucoup pleuré, mais elle a pu également méditer. Elle a eu honte, je ne pense pas qu’elle se soit sentie humiliée. Et elle a été pardonnée ….

    Tout ceci se passe dans notre vie intime. Car je ne pourrais accepter que quiconque ose tenter de faire honte ou d’humilier Christine. De même qu’il ne me viendrait pas à l’idée de lui faire honte devant un tiers. Ce serait pour moi comme une façon de dévaloriser, de dénigrer un bien qui m’est cher et auquel j’attache beaucoup de valeur. Tout au contraire, il me plait de mettre Christine en valeur, de bien des façons….

    Ai-je été trop long ?

  • http://cercleo.net Valmont

    Je vous remercie de votre passage et de votre commentaire.

    Trop long? Bien sûr que non. Afin d’être compris, il est utile parfois de bien planter le contexte et d’apporter les nuances requises.

    Je remarque que vous semblez craindre les mots « humiliation » et « honte ».

    Pourtant, dans ce texte et dans les autres portant sur l’humiliation dans un contexte érotique, j’insiste toujours sur ce qui me semble essentiel dans un échange de pouvoirs sain : en aucun cas, il s’agit de dénigrer ou de dévaloriser l’autre. Plutôt valoriser ce qu’elle apprécie (même si elle s’en défend… surtout si elle s’en défend), bien que l’objet de cette appréciation soit difficile parfois à accepter, face à soi-même et face au regard d’autrui.

  • Rémy

    Je n’ai pas souvent le temps de faire un commentaire que ce soit sur cercle-o ou fetlife !  Je le peux maintenant, je vais en profiter !……
     
    Non, je ne crois pas craindre les mots d’ »humiliation »  et de « honte ». Simplement, je leur attribue un sens légèrement différent, et c’est ce que j’avais souhaité dire dans mon commentaire précédent. Mais après m’être référé à la définition du Robert pour « humilier » que vous rappeliez ci-dessus, et m’être moi-même reporté aux définitions données par le dictionnaire de l’Académie Française pour ces deux mots, je dois reconnaître qu’a priori, vous avez raison de laisser entendre qu’ils sont souvent considérés comme synonymes.
     
    Mais vous-même dites que fréquemment, on considère qu’humilier, c’est mépriser. Ce sur quoi j’avais voulu insister est que je ne veux pas mépriser mon épouse. Je suis content et fier que Christine se soit donnée toute à moi, corps et âme. La mépriser serait comme dévaloriser un bien auquel j’attache la plus haute importance.
     
    C’est ce qui m’avait amené à faire une différence entre humiliation et honte, en retenant le deuxième sens du mot « honte », à savoir le sentiment ressenti lorsqu’on  n’a pas agi correctement, comme on le devrait, comme cela a été demandé, bref, quand on a déçu. Heureusement, cela n’est pas du tout fréquent avec Christine, je ne suis pas souvent amené à la gronder, et encore moins à la punir, même si un coin spécifique de mon bureau à la maison lui rappelle  si nécessaire quelques petits stages de méditation accomplis après une forte réprimande, dans la tenue et la posture adéquate.
     
    Une autre acceptation du mot « honte », et que j’avais rappelé dans mon précédent commentaire, est cette sensation de gêne, de trouble, éprouvée lorsqu’on est vu dans une situation que l’on estime embarrassante, inconvenante, ou simplement à laquelle on n’est pas habitué. Peut être parce que Christine était toute jeune quand je l’ai connue, peut être parce qu’elle a été élevée de façon assez traditionnelle, elle avait alors ce que j’appellerais un complexe à l’égard de la nudité corporelle. J’y ai fait allusion dans mon précédent commentaire !  Je me souviens d’une fois où ce fut encore plus évident. Peu de temps avant notre mariage, au cours d’un déjeuner chez un couple de mes amis, où lui est médecin et sa femme son assistante, je fus amené à évoquer certaines difficultés ressenties par Christine avec les pilules contraceptives qui lui avaient été prescrites. Mon ami conseilla alors le port d’un stérilet, que c’était la solution adoptée par sa femme avec succès, et que bien d’autres de son entourage y avaient été converties. J’en ai accepté l’idée, et comme le moment était propice  ses règles venant de se terminer, la décision fut prise sans plus attendre.
     
    C’est ainsi qu’après le café, nous nous retrouvâmes tous les quatre dans son cabinet, avec Christine couchée nue, les pieds calés dans les étriers, le vagin maintenu grand ouvert par un speculum. Tandis que mon ami mesurait la profondeur de son utérus avant d’y placer le stérilet correspondant à sa taille tout en me commentant le pourquoi et le comment de ses gestes, je vis ma Christine se mettre à illustrer à merveille l’expression « rougir comme une pivoine », témoignant ainsi de sa gêne à être exposée comme elle ne l’avait encore jamais été. Je l’en ai souvent taquinée depuis, mon ami aussi, en rappelant ce moment au fond assez jubilatoire !
     
    J’estime que ce complexe vis-à-vis de la nudité corporelle n’est pas un sentiment naturel, mais acquis par certaines formes d’éducation. Les jeunes enfants ne l’ont nullement, peuvent évoluer nus avec grâce et innocence, et grandir ainsi sans problème s’ils sont élevés dans un milieu qui sait les respecter. Il a fallu un petit peu de temps pour que Christine perde ce complexe, et ait le réflexe que je suis le guide de sa pudeur.
     
    Ma première épouse n’avait pas ce complexe quand je l’ai connue. Peut être était ce dû au fait que comme figurante, elle avait participé à plusieurs films tels que des péplums, des scènes de bain de mousse, etc. Elle l’a été encore pendant quelques temps au début de notre vie commune, et c’est ainsi qu’un jour d’automne, sur la plage de Deauville, je l’ai vue courir vêtue en tout et pour tout d’une chemise de nuit blanche parfaitement transparente. Il fallut 7 prises pour que l’équipe du film soit satisfaite, et le manteau que Gisèle enfilait entre chaque prise n’était pas per pudeur, mais pour se tenir au chaud !  De même, les deux filles que me donna Gisèle ont été éduquées sans ce complexe. Je dois dire que je ne fus pas outre-mesure étonné quand j’ai su que l’une comme l’aus’étaient faites quelques revenus en posant pour des photographes.

  • Rémy

    Je n’ai pas souvent le temps de faire un commentaire que ce soit sur cercle-o ou fetlife !  Je le peux maintenant, je vais en profiter !……
     
    Non, je ne crois pas craindre les mots d’ »humiliation »  et de « honte ». Simplement, je leur attribue un sens légèrement différent, et c’est ce que j’avais souhaité dire dans mon commentaire précédent. Mais après m’être référé à la définition du Robert pour « humilier » que vous rappeliez ci-dessus, et m’être moi-même reporté aux définitions données par le dictionnaire de l’Académie Française pour ces deux mots, je dois reconnaître qu’a priori, vous avez raison de laisser entendre qu’ils sont souvent considérés comme synonymes.
     
    Mais vous-même dites que fréquemment, on considère qu’humilier, c’est mépriser. Ce sur quoi j’avais voulu insister est que je ne veux pas mépriser mon épouse. Je suis content et fier que Christine se soit donnée toute à moi, corps et âme. La mépriser serait comme dévaloriser un bien auquel j’attache la plus haute importance.
     
    C’est ce qui m’avait amené à faire une différence entre humiliation et honte, en retenant le deuxième sens du mot « honte », à savoir le sentiment ressenti lorsqu’on  n’a pas agi correctement, comme on le devrait, comme cela a été demandé, bref, quand on a déçu. Heureusement, cela n’est pas du tout fréquent avec Christine, je ne suis pas souvent amené à la gronder, et encore moins à la punir, même si un coin spécifique de mon bureau à la maison lui rappelle  si nécessaire quelques petits stages de méditation accomplis après une forte réprimande, dans la tenue et la posture adéquate.
     
    Une autre acceptation du mot « honte », et que j’avais rappelé dans mon précédent commentaire, est cette sensation de gêne, de trouble, éprouvée lorsqu’on est vu dans une situation que l’on estime embarrassante, inconvenante, ou simplement à laquelle on n’est pas habitué. Peut être parce que Christine était toute jeune quand je l’ai connue, peut être parce qu’elle a été élevée de façon assez traditionnelle, elle avait alors ce que j’appellerais un complexe à l’égard de la nudité corporelle. J’y ai fait allusion dans mon précédent commentaire !  Je me souviens d’une fois où ce fut encore plus évident. Peu de temps avant notre mariage, au cours d’un déjeuner chez un couple de mes amis, où lui est médecin et sa femme son assistante, je fus amené à évoquer certaines difficultés ressenties par Christine avec les pilules contraceptives qui lui avaient été prescrites. Mon ami conseilla alors le port d’un stérilet, que c’était la solution adoptée par sa femme avec succès, et que bien d’autres de son entourage y avaient été converties. J’en ai accepté l’idée, et comme le moment était propice  ses règles venant de se terminer, la décision fut prise sans plus attendre.
     
    C’est ainsi qu’après le café, nous nous retrouvâmes tous les quatre dans son cabinet, avec Christine couchée nue, les pieds calés dans les étriers, le vagin maintenu grand ouvert par un speculum. Tandis que mon ami mesurait la profondeur de son utérus avant d’y placer le stérilet correspondant à sa taille tout en me commentant le pourquoi et le comment de ses gestes, je vis ma Christine se mettre à illustrer à merveille l’expression « rougir comme une pivoine », témoignant ainsi de sa gêne à être exposée comme elle ne l’avait encore jamais été. Je l’en ai souvent taquinée depuis, mon ami aussi, en rappelant ce moment au fond assez jubilatoire !
     
    J’estime que ce complexe vis-à-vis de la nudité corporelle n’est pas un sentiment naturel, mais acquis par certaines formes d’éducation. Les jeunes enfants ne l’ont nullement, peuvent évoluer nus avec grâce et innocence, et grandir ainsi sans problème s’ils sont élevés dans un milieu qui sait les respecter. Il a fallu un petit peu de temps pour que Christine perde ce complexe, et ait le réflexe que je suis le guide de sa pudeur.
     
    Ma première épouse n’avait pas ce complexe quand je l’ai connue. Peut être était ce dû au fait que comme figurante, elle avait participé à plusieurs films tels que des péplums, des scènes de bain de mousse, etc. Elle l’a été encore pendant quelques temps au début de notre vie commune, et c’est ainsi qu’un jour d’automne, sur la plage de Deauville, je l’ai vue courir vêtue en tout et pour tout d’une chemise de nuit blanche parfaitement transparente. Il fallut 7 prises pour que l’équipe du film soit satisfaite, et le manteau que Gisèle enfilait entre chaque prise n’était pas per pudeur, mais pour se tenir au chaud !  De même, les deux filles que me donna Gisèle ont été éduquées sans ce complexe. Je dois dire que je ne fus pas outre-mesure étonné quand j’ai su que l’une comme l’aus’étaient faites quelques revenus en posant pour des photographes.

  • Quatreneufsr66

     Bravo ,

    apres certains diront que nous sommes des depraves ou autres. Nous donnons des lettres de noblesses que cela soit DS ou SM ou humiliation ou….sauf blessures absurdes carnages etc..(ds le style) tout peux etre fait si entre la soumise et le dominant l amour est la et si le dominant reussi a trouver juste la juste chose qui peut etre, ne pas punir, punir et au bon moment . 


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