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L'échange de pouvoirs érotique


Ligotage/Bondage : niveaux de rétention et familles

Sujet(s) : exhibition | humiliation | ligotage | photographies   3 182 lectures  1 commentaire     Imprimer

Je ne retrouve malheureusement pas la source exacte de ce texte.

Qu’il soit d’inspiration japonaise ou occidentale, le ligotage (bondage en anglais) possède différents niveaux de rétention et appartient à différentes familles. Le ligotage peut être classé en fonctions de deux critères principaux :

  1. Le niveau de rétention appliqué sur la personne ligotée est déterminé par la liberté physique de mouvement que la personne conserve une fois le bondage terminé.
  2. La famille est déterminée par la finalité du ligotage/bondage.

Les niveaux de rétention du ligotage/bondage

0 = rétention virtuelle
Il n’y a pas d’utilisation de cordes ou de liens. La soumise est simplement mise dans une certaine position et doit la conserver hors de toute attache physique. Attention : ce niveau de rétention a beau être ici qualifié de virtuel, il n’en est pas moins effectif sur une soumise déterminée.

kajira

Photo : Via slavesinda.

1 = rétention symbolique
Les liens sont utilisés de façon plus symbolique que physique. On retrouve ce niveau dans les photographies et autres reproductions artistiques.

Ropework by Dunter

Model: Oiso,Rigging and picture by Dunter.

2 = rétention relative
Les liens sont appliqués de façon effective, mais l’objet n’est pas d’empêcher véritablement les mouvements. Il s’agit davantage de mettre le corps, ou une partie du corps, en valeur.

Lotus

Photo : FetishNation.com

3 = rétention effective
Les mouvements sont restreints, voire interdits, mais la pose reste relativement confortable.

Casarao

Model: Azul | Shibari, Photo and Photoshop: Mescaline via kinjite.

4 = rétention absolue
Les liens sont appliqués de façon à interdire tout mouvement et à obliger le corps à se conformer à une pose stricte.

Photo : afterwatcher.

Les cinq familles de ligotage/bondage

Artistique
Le but du ligotage/bondage est de créer un tableau. La pose doit être esthétique, le cadre travaillé. La soumise est souvent vêtue de façon érotique. Les liens sont souvent peu serrés, évitant toute déformation jugée malencontreuse du corps. On rencontre souvent des photographies de bondage qui relèvent de cette catégorie.

Electric Fairy

Photo : Esinem.

Plaisir sexuel
Le ligotage/bondage est fait de façon à permettre un accès aisé aux zones sexuelles, la soumise étant en général entièrement dénudée. Il est souvent fait usages de gadgets divers (vibromasseurs notamment). Les liens sont en général serrés sans excès afin que la douleur ne vienne pas contrarier la montée du plaisir.

Photo : Maitre Rem (masterem49).

Contrainte
Le bondage vise à restreindre partiellement ou totalement la liberté de mouvement de la soumise. Il peut concerner soit la moitié supérieure du corps, soit son intégralité. L’usage d’éléments de mobilier (chaise, table) ou de points d’attaches fixes est courant.

une table bien mise

Photo : emkay 1968.

Humiliation
Le bondage est réalisé de manière à maintenir la soumise dans une position humiliante.
Il s’agit donc d’une variante du bondage de contrainte, variante dans laquelle la pose prend une importance particulière.

Il s’agit de provoquer chez la soumise une humiliation plus ou moins forte : exposition du sexe, de l’anus, avec ou sans intromission d’objets; transformation en élément de mobilier (table basse, chandelie).

Bien évidemment, chaque soumise a ses propres peurs et ses propres pudeurs.

C’est donc au Maître de concevoir le ligotage/bondage afin de mettre en lumière ces peurs et ces pudeurs.

Dans cette situation, il est parfois intéressant de poser un bandeau sur les yeux de la soumise.

Ce bandeau va à la fois protéger la soumise du regard des autres, l’aidant à surmonter l’épreuve, mais il va aussi l’obliger à imaginer la scène du point de vue des spectateurs (le Maître peut d’ailleurs en jouer en décrivant la scène en des termes plus ou moins forts).

Torture
Le ligotage/bondage est conçu de façon à infliger une douleur intense; les liens sont fortement serrés, le corps est mis sous tension.

Photo : rope-bondage.com via maitrejt.

Les Japonais ont perfectionné cet art depuis des siècles; ils l’utilisaient à l’encontre de leurs ennemis par plaisir, vengeance, ou pour obtenir des informations.

Même s’ils sont aujourd’hui mis en œuvre de manière plus pacifique, les bondages de cette famille demandent une grande expérience, les dangers rencontrés étant importants et réels.


Par Valmont, le 22 juillet 2010 dans le site cercleo.net


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