cercle O

L'échange de pouvoirs érotique


La mémoire du désir

À la Grande Bibliothèque du Québec, il y a quelques jours mois, je cherchais L’érotisme, le fameux ouvrage de Georges Bataille que je souhaite souhaitais lire depuis un long bon moment, notamment à cause de ce coquin de Scarpetta qui le cite abondamment dans son opus Variations sur l’érotisme.

Le bouquin de Bataille m’est tombé des mains plusieurs fois, j’ai fini par le larguer. Allez, bouge de là!

Solveig Dommartin dans Les Ailes du désir de Wim Wenders

Dans le sillon, je suis néanmoins tombé sur la petite plaquette d’un autre auteur également cité par le bonhomme Scarpetta.

Son titre a immédiatement attiré mon attention dans la foule bibliophile : La mémoire du désir. Du traumatisme au fantasme. Son auteur, Michel Dorais, professeur et chercheur à l’Université Laval, y livre une étonnante mais non moins passionnante archéologie du désir, sans trop s’enfarger dans le langage abscons repoussoir fréquemment utilisé par les analystes.

Je retiens entre autres ceci :

Les frustrations émotives et les traumatismes affectifs de l’enfance, de l’adolescence et même de l’âge adulte non seulement laissent en nous des traces indélébiles, mais encore nous amènent à revivre certaines dynamiques dans nos rapports érotiques.

Pourquoi en serait-il ainsi?

Parce que les expériences les plus signifiantes de notre vie, parmi lesquelles les traumatismes et les frustrations, marquent notre psychisme, fût-ce à notre corps défendant.

Parce que, en renouvelant d’une manière ou d’une autre les mêmes scénarios de vie, nous cherchons plus ou moins consciemment à les exorciser ou à les réécrire de façon différente.

Parce que, en nous liant avec des partenaires semblables à ceux ou celles qui nous ont fait souffrir (que cette ressemblance soit d’ordre physique, psychologique ou symbolique), nous revivons des situations mettant de nouveau en jeu sécurité affective, gratification physique et estime de soi, en espérant cette fois-ci en sortir gagnants.

Je crois bien que je vais y revenir.


Par Valmont, le 14 août 2011 dans le site cercleo.net


  • Tina Delombre

    Si vous saviez comme tout cela me « parle »…

  • http://ellachambrerouge.blogspot.com/ La Rouge

    J’aimerais rajouter ceci, je ne sais, si je serai claire. Je crois que les frustrations émotives ou traumatismes affectifs ont les enfouis, ont les sublime. Il y a peu ou pas d’espace pour ce genre de vie chez les individus généralement. À cause de la notion de bien ou de mal, à cause du jugement bref… qui dit absence d’espace, ne doit pas nécessairement signifier absence de vie bien au contraire. On a beau refouler depuis l’enfance, les émotions cherchent le chemin de l’expression, de la sortie. Les émotions doivent exulter. Je crois que l’on va vers des gens par survie dans le but qu’ils nous exhument le ventre, qu’ils extirpent le terreau fertile de là. C’est par survie que l’on va vers quelque chose que l’on connait, car vivre c’est tenter aussi le péril. Il y aurait beaucoup à dire sur cela. Quand on change de chemin habituel, c’est qu’il y a un travail de cheminement derrière, le travail d’une vie.


  • À propos

    Vous êtes bien ici chez Monsieur Valmont, blogueur et éditeur web de Montréal.

    cercle O se donne pour mission de distinguer le fantasme de la réalité dans l'échange de pouvoirs érotique et les pratiques bdsm.

  • Articles récents

  • Sujets de cercle O

    open all | close all
  • Recevoir cercle O

    •  abonnés au fil Twitter de cercle O
  • Articles & commentaires

  • Aujourd'hui

    Semaine

    Mois

    Total

  • Article au hasard

  • Propriétés de la Maison Valmont

  • Bandeau

    Photo de Dunter du site kinks.ca.
  • Publicités

    Cinéma Érotique Ad Square
    Water Bondage Ligotage en suspension réalisé par Dunter
    Stockroom, boutique d'accessoires et vêtements bdsm et fetish